Permanences téléphoniques

Ligne d'écoute :
04 76 47 90 93  
 
Mercredi 20 mars de 14h à 16h
Mardi 26 mars de 12h30 à 14h30
Mardi 9 avril de 12h30 à 14h30
 

Ateliers théâtre

Un entretien individuel est nécessaire pour participer aux ateliers théâtre.

Le mardi 23 avril de 18h00 à 20h00

Groupes de parole

Un entretien individuel est nécessaire pour participer aux groupes de paroles. 

Victimes :
Mardi 2 avril de 18h35 à 20h35
 
Proches :
Lundi 15 avril à 20h15

Ateliers yoga

27/03 ; 03/04 ; 10/04 de 17h45 à 19h45

Pour s'inscrire, merci de joindre l'intervenante au 06 79 42 08 94.

Permanences Bibliothèque

Le mardi 2 avril de 16h30 à 18h30

Le mardi 9 avril de 17h à 19h

« Personne ne peut « soigner » une guerre, un abus sexuel, un viol, une agression-ni aucune autre atrocité ; les horreurs du passé ne peuvent être annulées. Ce que l’on peut traiter, ce sont les traces que ce traumatisme laisse sur le corps, l’esprit et l’âme : la sensation d’oppression dans la poitrine qu’on peut étiqueter comme dépression ou anxiété ; la peur de perdre le contrôle ; la vigilance constante par crainte d’un danger ou d’un rejet ; la haine de soi ; les cauchemars et les flash-back ; le brouillard qui empêche de se concentrer et de s’investir pleinement dans ce que l’on fait ; l’incapacité à ouvrir tout son cœur à une autre personne. » Le corps n’oublie rien, Bessel Van der Kolknegatif petite fille

Avoir recours à différentes approches thérapeutiques - Comment choisir ?

Nous vous proposons de les considérer tout autant dans leur complémentarité que dans leurs spécificités.

Chacun s’engage sur un chemin de guérison et peut témoigner en quoi certaines approches thérapeutiques l’ont fait avancer ! Rien de tel donc que l’expérience !

La relation thérapeutique est fondamentale quelle que soit l’approche. Il est important que vous vous sentiez en confiance dans cette relation et que vous vous assuriez que votre thérapeute est sensibilisé et formé sur le sujet spécifique des agressions sexuelles dans l’enfance et, plus spécifiquement, de l’inceste (élargi aux personnes ayant eu autorité sur vous). 

La qualité d’écoute du thérapeute est fondamentale pour vous qui avez vécu une agression sexuelle dans l’enfance alors que vous auriez dû être protégé·e, ou aussi pour vous qui avez vécu dans un climat incestuel sans en avoir conscience. Il est important que vous puissiez trouver ce professionnel à qui vous pouvez dire ce que vous n’avez pas pu dire, prendre conscience de ce que vous avez vécu, de votre souffrance, et que la gravité de ce que vous avez vécu puisse être reconnue.

Parmi les thérapeutes auxquels vous pouvez vous adresser, nous vous recommandons de choisir parmi les thérapeutes spécialisés sur le traitement des agressions sexuelles et dont la formation est reconnue, notamment en psychopathologie : les psychologues, les psychothérapeutes et les psychiatres.  Les thérapeutes sont souvent spécialistes d’une technique thérapeutique et il est important qu’ils s’y soient consciencieusement formés.

Pourquoi une thérapie ?

Parce que… les agressions sexuelles dans l’enfance sont des traumatismes graves qui sont la plupart du temps à l’origine d’un syndrome de stress post-traumatique dont les symptômes peuvent être : le revécu du traumatisme sous forme de cauchemars, de flashbacks, des comportements d’évitement, des troubles de l’humeur, des troubles de la gestion des émotions, des troubles de l’attention, une hyper vigilance… Ces symptômes entravent votre capacité à bien vivre votre vie.

Le traumatisme peut aussi avoir des conséquences sur l’intégrité de l’identité de la personne qui réagit au cataclysme de ces agressions par des mécanismes de survie qui peuvent conduire à la dissociation de la personnalité.  Au lieu de vous ressentir comme une unité, vous pouvez avoir l’impression que plusieurs parties coexistent en vous, conscientes ou non de leurs existences réciproques. Le plus simple est d’imaginer une partie de vous qui a appris à interagir normalement avec les autres alors qu’une autre partie, plus en arrière, contient toutes les émotions liées à un vécu traumatique.

Quelles approches thérapeutiques ?

Nous vous présentons ici plusieurs approches qui appartiennent aux courants actuels du champ de la psychothérapie et qui ont pu montrer leur efficacité dans la prise en soin des vécus traumatiques.

Sur le plan du traitement des symptômes associés au stress post traumatique, l’EMDR (et ses outils associés dans la prise en compte de la dissociation) et la TCC basée par le trauma sont particulièrement efficientes selon les études réalisées. 

Dans ce chemin de guérison, plusieurs étapes peuvent se succéder, la première peut être tout simplement de parler et d’être écouté·e et entendu·e.

Cette présentation des approches thérapeutiques ne concerne qu’une partie des approches thérapeutiques, celles qui nous paraissent les plus pertinentes. D’autres peuvent aussi être considérées : (PNL, Cri Primal), thérapies familiales systémiques, Gestalt thérapie, thérapies à médiation corporelle. 

Références utiles

Le Centre Régional du Psycho traumatisme Auvergne-Rhône-Alpes (CRP) apporte une réponse aux besoins de prise en charge des personnes victimes de traumatismes. D’autres centres du Psycho traumatisme existent sur d’autres régions de France.

 

 

 

 

 

La TCC (thérapie cognitivo-comportementale) centrée sur le trauma : la TF CBT (Trauma-Focused Cognitive Behavioral Therapy)

 

Cette approche propose un traitement cognitif et comportemental centré sur le trauma. Elle s’avère efficace, selon des études, pour traiter les symptômes du stress post traumatique et réduire la détresse psychologique des personnes victimes de traumatisme.

A quels besoins répond-elle ? 

C’est une thérapie qui répond au besoin de surmonter un événement traumatique en traitant les cognitions et les comportements qui résultent de ce traumatisme.

Comment procède-t-elle ?  

Elle agit sur les symptômes dépressifs et vise à permettre à la personne de réévaluer, sur un plan cognitif, la situation traumatique, et d’apporter une flexibilité dans ses modes de pensées.

Elle agit sur tous les facteurs de résilience (déculpabilisation, régulation émotionnelle, techniques de traitement du trauma, renforcement du lien parent-enfant, guidance parentale). Elle permet à la personne de réduire les sentiments de culpabilité, de honte, qui sont souvent ressentis par la personne victime d’une agression.  Elle invite la personne à reprendre le contrôle de sa vie et à envisager un futur positif.

Elle peut être utilisée en individuel ou en groupe.

Les limites ?

Elles vont être liées aux compétences du thérapeute et à l’adhésion du patient au traitement.

Quels professionnels recommandons-nous ?

Il faut vous adresser à des professionnels psychologues, psychothérapeutes ou psychiatres formés aux TCC, et en particulier à cette approche spécifique des TCC.

L’EMDR (Eyes Movement Desentitization and Reprocessing) est une approche reconnue dans le traitement des souvenirs traumatiques.

Cette approche a été proposée par F. Shapiro aux Etats-Unis dans les années 80 ; elle a été enrichie au fil du temps et son efficacité a été évaluée par de nombreuses études.

A quels besoins répond-elle ?  

Elle permet à la personne de travailler sur une problématique qu’elle rencontre dans sa vie actuelle et de surmonter le traumatisme en traitant les symptômes associés.

Comment procède-t-elle ?

Un protocole standard permet de traiter, avec des Stimulations Bilatérales Alternées (SBA), les souvenirs traumatiques, c’est-à-dire des souvenirs d’événements qui n’ont pas pu être stockés dans la mémoire, et qui sont restés bloqués dans le système nerveux. Le travail consiste à retraiter ces souvenirs d’événements faits d’images, d’émotions et de sensations corporelles, de façon à ce qu’ils ne soient plus perturbants pour la personne qui les a vécus. Ainsi, le souvenir n’est plus réactivé par des déclencheurs du présent ou par anticipation, par (au cours d’un) un scénario du futur, et la personne peut se sentir enfin libérée de son vécu tout en le gardant en mémoire.(tout en l’intégrant dans sa mémoire autobiographique)

Si vous pratiquez l’EMDR, vous resterez à l’origine du processus de guérison. Par la double attention, vous recontacterez ce souvenir tout en restant tourné·e vers la présence sécurisante de votre thérapeute (et de l’instant présent). Si, comme nous l’avons expliqué précédemment, vous avez dû vous dissocier pour pouvoir survivre à l’événement, votre thérapeute devra être formé·e à des outils complémentaires (appris dans la formation agréée en EMDR) qui visent à vous permettre de réunifier ces parties dissociées.

Quelle temporalité ?

Une, deux ou trois séances peuvent suffire à traiter un traumatisme simple, isolé. Une thérapie plus longue est nécessaire pour traiter un trauma complexe avec dissociation. Cette thérapie reste cependant relativement courte.

Les limites ?  

Pendant le retraitement par l’EMDR, on parle peu ! Cependant les praticiens en EMDR peuvent réserver des séances sans retraitement (sans SBA) qui permettent au patient de parler. Les limites dans le traitement vont être liées aux compétences du thérapeute à traiter la dissociation ou à gérer l’abréaction dissociative si elle survient. Il s’agit d’une réaction du patient qui peut, lorsqu’il contacte un vécu traumatique, ne pas réussir à conserver la double attention, et donc perdre temporairement le contact avec la sécurité apportée par la présence du thérapeute (et l’instant présent exempt de danger). Les limites peuvent être aussi liées au contrôle exercé par le patient. Sa motivation à résoudre sa problématique est fondamentale et ses défenses doivent parfois être travaillées en amont.

Quels professionnels recommandons-nous ?

Il est important que vous vous adressiez à un professionnel psychologue ou psychiatre qui ait suivi au moins les deux cycles de la formation EMDR et qui soit recensé sur l’annuaire des thérapeutes en EMDR : https://www.emdr-france.org/lannuaire-des-therapeutes-2/

Sa formation en EMDR pourra être reconnue par l’institut Américain de formation de Francine Shapiro et les associations EMDR Europe et France.

A quels besoins répond-elle ? 

Cette approche répond au besoin de la personne victime de traiter un psychotrauma.

Comment procède-t-elle ?

Dans cette approche, vous vous en remettez à votre thérapeute. Le thérapeute vous permet de vous mettre dans un état de conscience modifié et vous vous laissez guider par ses suggestions indirectes. Au contraire des suggestions directes, les suggestions indirectes vous permettent de mettre à profit l’état hypnotique pour accéder à vos propres ressources. https://www.hypnose.fr/hypnose/hypnose-ericksonienne/

Les limites ?

Elles seraient liées aux propres limites des compétences du thérapeute à diagnostiquer « un traumatisme psychique d’apparence trompeuse », une difficulté à induire une transe chez un sujet dans un contrôle important de ses affects, une difficulté à gérer une abréaction durant la transe.

https://www.hypnose.fr/articles-et-theses/portraits-hypnopraticiens-hypnotherapeutes/hypnose-et-traumatismes-psychiques-christian-cheveau/

Quels professionnels recommandons-nous ?

L’hypnose est une approche pour laquelle le thérapeute doit être formé. L’annuaire des professionnels formés est :  https://www.hypnose.fr/directory-therapeutes/

L’approche psychodynamique ou dite analytique est une approche issue de la psychanalyse.  Au-delà des erreurs de la psychanalyse, et surtout de Freud, sur le sujet de l’inceste, qui a mis en avant les fantasmes incestueux décrédibilisant ainsi les victimes d’inceste, nous reconnaissons les apports d’autres psychanalystes, tels que Ferenczi et d’autres plus récents, sur le sujet du traumatisme. Ceux-là ont su apporter un éclairage intéressant sur l’impact de ces effractions sur le psychisme, et une conceptualisation qui a permis aux thérapeutes de mieux comprendre les processus en jeu dans l’accompagnement des patients.

A quels besoins répond-elle ?

Ce type de travail, d’orientation analytique, nécessite du temps mais parfois, ce temps est nécessaire, important, espéré… surtout, si personne ne vous en a donné, ne vous a écouté·e.

Ce travail vous permet de vous reconstruire dans ce qu’on appelle le transfert. Pour les psychanalystes Laplanche et Pontalis, le transfert désigne « le processus par lequel les désirs inconscients s'actualisent sur certains objets dans le cadre d'un certain type de relation établie entre eux et éminemment dans le cadre de la relation analytique ».

Autrement dit, ce travail pourra vous permettre de parler, de dire les choses, d’être entendu·e, de laisser libre cours aux associations et s’inscrira dans une relation thérapeutique dans laquelle pourront se rejouer et parfois se résoudre des conflits intrapsychiques inconscients qui jusque-là entravaient votre capacité à vivre pleinement votre vie. Au cours de ce travail, des souvenirs refoulés peuvent ressurgir et parfois être traités.

Quelle temporalité ?

Cette approche est au long cours. Elle nécessite des années de travail thérapeutique.

Les limites ?

Parfois, même après des années, des symptômes perdurent. Des approches récentes permettent de cibler beaucoup plus rapidement les souvenirs traumatiques et de traiter la charge émotionnelle, les somatisations, les effets de la dissociation, de manière efficace.

Quels professionnels recommandons-nous ?

des psychologues, psychothérapeutes, psychiatres formés à la psychanalyse, ayant de préférence fait un travail personnel avec cette approche.

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SOS Inceste Pour REVIVRE
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