Parce que le silence n’est plus une option : les enfants dénoncent, à nous tous d’agir.

Civiise groupe miroir

Éditorial
En avril 2024, le gouvernement a confié
à la CIIVISE la responsabilité de suivre et
faciliter le déploiement des recommandations
émises en 2023, et de produire de nouvelles
préconisations. Réunis en commission plénière
en avril 2024, les membres ont souhaité
à l’unanimité mettre au cœur de la nouvelle
séquence de travail la parole des mineurs eux-
mêmes sur les violences sexuelles et l’inceste.
En constituant un groupe dit « miroir » composé
d’une quinzaine d’adolescents, la CIIVISE
entendait, dans le cadre de cette orientation
stratégique, donner aux jeunes leur juste
place : celle de citoyens acteurs de leur destin,
détenteurs de savoirs sur leur expérience et
leur monde vécu auxquels les adultes ont
rarement accès, et qui sont indispensables
pour construire une politique publique qui les
concerne.
Trois experts de la commission ont accepté
de piloter ce groupe miroir : Jean Chambry
pédopsychiatre, chef de pôle au GHU
psychiatrie et neurosciences Paris, Samuel
Comblez directeur général adjoint de
l’association E-Enfance, directeur du 3018,
Grégory Dubois, directeur de l’observatoire
national de la protection de l’enfance.
Au sein du groupe, les adultes et les adolescents
ont été co-équipiers d’une aventure commune
visant à produire des recommandations
nouvelles, sur un pied d’égalité.
Entre l’été 2024 et l’été 2025, appuyés par
l’équipe du Secrétariat Général de la CIIVISE
(Alice Casagrande ainsi que, successivement,
Victor Belouet-Boussier, Juliette Cellière,
Marceau Beauvois et Jeanne Boyer), les membres
experts ont composé puis animé le groupe
miroir de la CIIVISE, qui propose aujourd’hui
23 recommandations sur la pair-aidance,
la prévention et la cyberpédocriminalité. Le
projet a été accompagné par le COFRADE
entre décembre 2024 et juillet 2025, dans
la période où les adolescents se sont réunis
pour échanger et restituer leurs travaux.
L’association CAMELEON a apporté son
expertise également.
Le collège directeur espère que cette expérience
en inspirera d’autres à l’avenir. Qu’il deviendra
une évidence pour toute action publique visant
les mineurs qu’il est indispensable de les
associer aux réflexions pour gagner à la fois
en respect des obligations internationales de
la France et en efficacité. Il remercie tous les
membres du groupe, jeunes et moins jeunes,
de leur temps, de leur engagement et de leur
générosité pour faire grandir la prévention de
demain.
Thierry Baubet,
Maryse Le Men Régnier,
Solène Podevin-Favre

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