Des conséquences pour une victime
Le doute qui ronge :
« Je ne me souviens pas… », « Ce n'est pas possible qu'il/elle ait fait ça… », « Et pourtant, il y a ces cauchemars… ces flash-back… », « Et puis, je ne traînerais pas en psychiatrie depuis 20 ans s'il ne s'était pas passé quelque chose de grave… »
Le déni qui guette
« la famille ne me croit pas… dit que je mens… que je fabule… que ma mère a tout inventé … que ce sont des faux souvenirs … « Pour avoir la paix, je dis : j'ai menti … Et puis, j'ai honte » « Mais j'ai honte aussi d'avoir été abusée. » « On me dit que je suis folle » « On me répète : tourne la page, c'est du passé »
L’amnésie :
« Si seulement je pouvais me souvenir. Pourquoi ai-je oublié ce qui s'est passé pendant ces quelques heures, jours, mois, années… ?» Beaucoup d'anciennes victimes courent après leurs souvenirs, certain·nes ont recours à l'hypnose pour tenter de retrouver des fragments de vie. C'est donc souvent l'incertitude, le doute… la souffrance qui en résulte car les symptômes du trauma, eux, sont bien là : « J'aimerais tant pouvoir être sûre, sortir de cette zone de flou, cette zone inaccessible. Mais l'amnésie a aussi une fonction protectrice. Les souvenirs peuvent revenir peu à peu lorsque, psychiquement, la personne est en capacité de les accueillir.
La honte et le sentiment de culpabilité qui envahissent la conscience
Les victimes parlent : « Je ne comprends pas pourquoi je me sens coupable… je me sens sale… » « Il me disait : Tu es ma princesse, tu es si belle… » « Je n'ai pas pu te résister… » L'agresseur, lui, le plus souvent, refuse la honte et la culpabilité : « C'est ma fille, je fais ce que je veux… », « C'est elle qui m'a séduite ».
NON ! La victime de violences sexuelles dans l'enfance n'est pas coupable : c'est l'agresseur (parfois l’agresseuse) qui est coupable d'être passé à l'acte. Elle, elle est simplement victime d'un adulte, ou d’un plus grand, criminel d'avoir posé cet acte.
NON ! La victime de violences sexuelles dans l'enfance n'est pour rien dans le crime commis par son agresseur.
La violence intérieure qui paralyse et empêche de vivre
« Je suis une boule de colère, en permanence… » « J'ai envie de me couper avec des lames de rasoir, pourquoi ? » « Je m'empiffre jusqu'à avoir envie de vomir… »
« Je fais déjà 90 kilos, je voudrais bien maigrir, remettre mes jeans moulants, mais je me gave de frites, de pizzas… » « C'est comme si je voulais me détruire ».
Céder à l'envie de se détruire, à l'envie de suicide, ou de ce « suicide social » que sont la drogue, l'alcool, la plongée dans la prostitution (l'agresseur aura été, alors, le premier « souteneur »), la psychiatrisation, les troubles des conduites alimentaires comme l'anorexie, les troubles du sommeil… Céder, ce serait en quelque sorte terminer le « boulot » de l'agresseur.
La tentation de se détruire, c'est comme retourner l'arme contre soi, parce qu'on s'identifie à l'agresseur, donc on se punit.
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