Nous n’avons plus ni père ni mère.
Tombées de l’arbre des générations, notre vie, volée, flotte hors du temps. Dévorées par nos aînés, vidées, aspirées, l’errance est notre sœur, l’humanité notre quête, la dignité l’angle mort de nos consciences.
La mort qui nous habite n’a pas été décelée, et mortes-vivantes nous marchons sur la poussière de nos propres ossements.
Ce qui nous porte nous plombe. Nourries de poison, nos âmes sanglotent, privées de l’envol promis.
Inconscientes de l’usurpation qui nous enferme, le cycle infernal de l’illusion nous hypnotise et nous enfume jusqu’à épuisement sur les chemins de la guérison.
Ouvrez les yeux sur la vérité, atroce, traversez cette mer de honte et de boue, courage !
La solitude aussi est une illusion, il y a ce nous au-delà de la peur qui sait et qui accueille. Ce nous de vie, de joie, de consolation, de combat aussi, de reconstruction et d’avenir. Car revivre est possible, comme l’ont fait nos héroïnes premières, Eva et les autres…
Cerise Pan La Liberté